Archive for the ‘Comment jouer du tuba’ Category

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Silence, je joue !!

25 mai 2010

La grande question lorsque l’on joue d’un instrument c’est de savoir si les voisins apprécient car, à moins de vivre dans un lieu reculé, sans personne, il est difficile de jouer sans en faire profiter tout le voisinage. Si il existe des batteries et des pianos numériques, il n’y a pas encore d’équivalent pour les cuivres (ou alors le résultat n’est pas probant).

Alors comment faire pour jouer sans réveiller ses voisins ? Et bien la sourdine ! Il en existe des muettes, qui ont l’avantage de diminuer le son de l’instrument mais l’inconvénient de changer les sensations lorsque l’on joue. Il faut souffler plus fort pour jouer et mettre plus de pression pour pouvoir monter dans l’aiguë. Cependant, généralement, elles ne sont pas très cher (autours d’une soixantaines d’euros).



Yamaha eu ont choisit l’option numérique. Leurs sourdines Silent Brass proposent d’atténuer fortement le son de l’instrument (on entend presque rien en restant à coté du musicien), tout en restituant le son grace à un micro placé dans la sourdine. Ce micro est relié à une boite qui permet de moduler le volume sonore, mais aussi de se brancher sur une chaine hifi (ou un pc) pour s’enregistrer ou pour jouer sur de la musique (on peu même brancher 2 casques ou 2 sourdines sur le boitier). L’avantage c’est que le son de l’instrument reste le même et que là on est vraiment silencieux. Les deux inconvénients sont de taille:

– le prix: environs 400€

– l’encombrement: la sourdine pèse 2,9 Kg pour 38cm de diamètre et 98 cm de long !!!

Pour vous rendre mieux compte je vous conseille d’aller voir les photo que Souba-Seb à mis sur le Forum Gros Cuivres (les photos sont en bas de la page).

Et pour ceux que ça intéresse voici le mode d’emploi de la sourdine.

Bien qu’elle soit encombrante et chère j’espère l’acheter un jour, pour pouvoir jouer même quand mon fils dort!! Bien entendu si il y a une âme charitable… 😉

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Le détaché

14 mai 2010

Après avoir parlé de la respiration, voici un post sur le détaché. Bien évidement il est important de savoir détacher correctement les notes de façon précise et nette. Le plus dur étant, généralement de réussir dans les mouvements rapides. Je dis « généralement » car dans certains morceaux lents, les notes sont parfois accompagnées d’un point et d’un trait; tout le travail étant de trouver le bon équilibre entre les deux.

Qu’est-ce qui rend le détaché difficile? Essentiellement deux choses:

– Tout d’abord il faut entendre la note avant de la jouer, c’est pour cela qu’il est conseiller de jouer les morceaux lentement avant d’accélérer la pulsation: pour avoir les notes « dans les doigts » mais aussi dans l’oreille. Car si on tente de jouer rapidement un morceau sans entendre les notes, il y a de forte chance qu’on détache les notes mais qu’au finale on n’arrive pas à jouer celles qui sont écrites.

– Il ne faut pas oublier de souffler. Ça parait évident mais plus les notes détachées sont rapide et plus il faut d’air afin que la langue puisse s’appuyer sur celle-ci.

– Faire coïncider de manière parfaite les doigts et la langue, sinon si les doigts sont en retard sur la langue le détaché ne sera pas propre. (Pour la dextérité rien de telle que le travaille des gammes, la aussi on peu se référer à la méthode Arban).

Afin de mieux comprendre le principe voici un extrait de la méthode Arban (celle-la même que tout les trompétiste on chez eux, et qui reste une référence dans le monde des cuivres):

Manière d’attaquer le son

Il ne faut pas perdre de vue que l’expression: coup de langue n’est qu’un mot de convention; la langue, en effet, ne donne pas de coup; car, au lieu de frapper, elle opère, au contraire, un mouvement en arrière; elle remplit seulement l’office d’une soupape.

Il faut se rendre bien compte de cet effet, avant de poser l’embouchure sur les lèvre. La langue doit être placée contre les dents de la mâchoire supérieure, de manière à ce que la bouche soit hermétiquement fermée. Au moment où la langue de retire, la colonne d’air, qui fait pression sur elle, se précipite violemment dans l’embouchure et produit le son.

La prononciation de la syllabe tu sert à déterminer l’attaque du son. Cette syllabe peut être prononcée avec plus ou moins de douceur, suivant le degré de force que vous voulez donner à votre attaque. Lorsque sur une note il y a un point allongé


cela indique que le son doit être fort court; vous devez alors prononcer la syllabe tu avec beaucoup de sécheresse. Lorsque, au contraire il n’y a qu’un point


vous devez prononcer cette syllabe avec plus de douceur, de manière que les sons, quoique détachés, se lient bien entre eux. Quand sur une succession de notes, on met des pointe au-dessus desquels il y a un coulé


vous devez invariablement poser la première notre avec un tu très doux et lui substituer ensuite la syllabe du, par la raison que cette syllabe, tout en articulant chaque note, les lie parfaitement entre elles. (C’est ce que l’on nomme le coup de langue dans le son).

Il n’y a que ces trois manière d’attaquer, c’est-à-dire séparer les sons; plus tard, je ferai connaitre les autre articulations. Pour le moment, il n’y a lieu de connaître et d’étudier que le coup de langue simple, car de ce point de départ dépend entièrement le succès d’un bonne exécution.

Comme je l’ai dit plus haut, la manière d’attaquer le son laisse voir immédiatement si vous avez un bon ou mauvais style[…] »

Dans cette extrait Jean-Baptiste Arban n’aborde pas le double et le triple détaché (il le fait plus loin dans sa méthode).

Le double détaché consiste à prononcer le son « K » dans la gorge et à l’intercaler avec le son « Tu » de cette façon: TuKuTuKuTuKu…

Pour le triple le principe est le même: TuKuTuTuKuTuTuKu…

Bien entendu ces deux technique demande beaucoup de travail pour être correctement utilisé. Personnellement ne sachant pas faire le triple je me débrouille très bien avec le simple et le double.

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Respiration

14 avril 2010

Suite au petit sondage sur l’évolution du blog,  les résultats sont implacables !! Vous êtes 6 à avoir répondus et 4 à vouloir plus d’info sur la technique du tuba. Donc je m’incline 😉

Pour commencer je vais parler de la technique de respiration, qui est  la base de l’instrument. Cette technique est la même pour tout les cuivres. Cependant pour la trompette, le cor et le trombone, elle s’accompagne par un travail sur la vibration des lèvres. Je n’en parlerais par pour l’instant car cette vibration est facile à obtenir avec le tuba (en raison de la taille de l’embouchure).

Revenons au principe de base : l’air est expulsée, fait vibrer les lèvres qui créent un son. Suivant la pression de l’air et le pincement des lèvres le son est plus ou moins grave, et selon la quantité d’air plus ou moins fort. Il faut donc maîtriser l’air expulsé.

Pour cela il faut travailler sa « colonne d’air ». Cette colonne d’air consiste à inspirer l’air avec le bas des poumons puis à l’expulser à laide du diaphragme.

N’étant pas ni prof ni pédagogue, je préfère passer la « parole » à Monsieur R. Bouché qui, dans « 20 études mélodiques faciles et progressives » décrit la méthode de respiration.

« Il nous semble utile de rappeler ici, en quelques lignes, la technique respiratoire devant être utilisée pour la trompette, et tous les autres cuivres, technique communément appelée  » la colonne d’air « .

On peut schématiser la technique respiratoire d’un trompettiste par la comparaison suivante: la plus grande quantité d’air doit être stockée, sous pression, dans une réserve. Une canalisation souple évacue celui-ci vers l’embouchure de l’instrument, où il devra passer par un orifice de très petite dimension. On comprend que pour envoyer la plus grande quantité possible d’air dans l’instrument, la pression dans la réserve devra être d’autant plus élevée que l’orifice de sortie sera petit, et que la canalisation souple ne devra pas être partiellement obstruée par un rétrécissement. Ramenés au corps humain, les éléments précédents sont les suivants:

-l’orifice est le trou minuscule formé entre les lèvres jointes. Ce trou est d’autant plus petit que la note à jouer est aiguë, ce qui s’obtient en serrant plus ou moins les lèvres l’une contre l’autre, mais en aucun cas en les crispant ou en appuyant l’embouchure de l’instrument contre elles. Ce résultat ne peut être atteint qu’en gardant aux lèvres le maximum de souplesse, incompatible évidemment avec toute crispation ou tension;

-la canalisation est formée par la trachée thoracique, le larynx et la bouche. Comme cette canalisation ne doit subir aucun rétrécissement, il faudra toujours veiller à dilater au maximum le larynx, ce qui se traduira extérieurement par un gonflement du cou. Là encore, toute crispation sera préjudiciable au bon écoulement de l’air. Ce résultat s’obtient très facilement avec un peu d’attention… et beaucoup de décontraction;

-la réserve d’air est évidemment constituée par les poumons. Malheureusement, dans la respiration habituelle (soulèvement des côtes provoquant une augmentation du volume de la cage thoracique, ce qui se passe quand les sportifs  » bombent le torse »), le volume et surtout la pression de l’air inspiré sont nettement insuffisants.

Il faut avoir recours alors à une autre technique, celle qui consiste à contracter le plus possible le diaphragme, ce qui permet d’augmenter la capacité pulmonaire d’une part, et d’obtenir cet effet de pression d’autre part. Dans ce cas, la cage thoracique ne doit en aucun cas se soulever, alors que la ceinture abdominale se gonfle considérablement. Ce type de respiration est celui se produisant naturellement lorsque l’on est couché sur le sol; il est alors aisé de l’observer. Par contre, une certaine habitude est nécessaire pour l’acquérir en position debout. Il est indispensable au trompettiste de n’utiliser, pour jouer, que cette technique respiratoire, seule garantie d’une qualité parfaite des attaques, d’une sonorité pleine et irréprochable et ‘une absence de fatigue des lèvres.

En résumé, la technique de jeu est la suivante:

-avant l’attaque d’un son, l’embouchure étant posée sur les lèvres, on inspire par le coin des lèvres en gonflant au maximum la ceinture abdominale, la cage thoracique restant immobile;

-L ‘attaque doit se faire immédiatement après l’inspiration, sans temps mort, en veillant à dilater le cou et à conserver l’abdomen gonflé, le réflexe naturel étant à ce moment de revenir à la respiration thoracique. Ceci reste valable tout au cours du jeu.

Il faut enfin se rappeler qu’une décontraction totale est indispensable pour atteindre la perfection. »

Bien sur au premier abord la technique semble compliquée, mais en fait la respiration par le bas du ventre se fait vite de façon naturelle. Avec du temps et du travail on ressent vite les deux dimensions de la respiration et on arrive à les combiner (la pression pour la hauteur des notes et la quantité pour les nuances). Une fois la respiration maîtrisée beaucoup de choses deviennent plus facile : le détaché, les notes aigues, le legato, et bien sûr la qualité sonore s’améliore.

Dans un prochain post je parlerais du détaché qui est lié avec de prés avec la respiration.

En attendant au travail !!

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Fin

22 décembre 2009

Fin de la  “Méthode  progressive pour basse, contrebasse, trombone” de Julien Porret débuté (au gros tuba) en septembre 2009. Je précise que je l’avais déjà commencer a l’euphonium courant 2009 avant de passer au gros.

Je vais donc attaquer une méthode au nom imprononçable  »  Tubaiskola, tubaschule » de Ujfalusi Pehl Perlaki. Elle a l’air plutôt pas mal, mais tout est écrit en tchèque ! Je pense que vu le niveau des exercices elle risque de rester sur le pupitre un peu plus d’un an!! En tout cas dés que je « l’attaque » sérieusement je vous fais part de mes impression.

Ps: Si quelqu’un sait ou trouver cette méthode (même d’occasion) je suis preneur. Apparemment elle n’est plus éditée.

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Mais comment on joue du tuba ?

4 juin 2009

Dans un des premiers post j’ai décris le tuba, je voudrais revenir ici sur sa description et sur la façon dont on en joue.

Tout d’abord il faut développer une capacité pulmonaire assez grande (c’est pourquoi les enfants commence avec l’euphonium) car le tuba, une fois déplié, peut mesurer jusqu’à 9,6 mètres et le pavillon peut faire  50cm de diamètre !! Sans parler du poids de l’instrument, le mien pèse une dizaine de kilos, mais certain vont jusqu’à 13 kg !

Pour jouer le tubiste passe ses bras autour du tuba, ce qui rend l’instrument encore plus imposant. En plus le pavillon est plus haut que la tête de l’instrumentiste.

Moi au tuba

En raison de sa taille le tuba se joue le plus souvent assis.

Le tuba est l’instrument le plus grave de la famille des cuivres. Pour vous donner une idée de sa tessiture sa note la plus aiguë correspond à la note la plus grave de la trompette!

Tessiture

Une fois l’instrument dans les mains (enfin surtout dans les bras) il ne « reste plus » qu’à faire vibrer les lèvres avec l’embouchure. Je ne parlerais pas ici de la technique à employer car ce serait trop long et trop théorique. Il faut en quelque sorte pincer les lèvres pas trop fort, mais il ne fait pas que les muscles soit trop relâchés ! (Pour tout savoir sur la position a adopter pour jouer, je vous conseille la lecture de « L’art de jouer les cuivres » de Philip Farkas, qui décrit très bien le principe de vibration des lèvres, et donne des solutions à chaque problèmes que l’on peut rencontrer lorsque l’on joue un cuivre).

L’embouchure du tuba est à l’image de l’instrument: elle est grande ! Voici en comparaison une embouchure de tuba

embouchure tuba

Et une embouchure de trompette

embouchure trompette

La partie posé sur les lèvres est deux fois plus petite. Ce qui rend le tuba plus facile à jouer pour un débutant mais la taille de l’embouchure rend aussi les notes aiguës difficile à obtenir.

le choix de l’embouchure est important car il faut se sentir à l’aise pour pouvoir jouer. Chaque embouchure à ses caractéristique propre: taille, taille de la cuvette, largeur des bord… Chaque paramètres change la façon de jouer avec celle-ci:

Descriptif embouchure

  1. le diamètre intérieur de son bord
  2. la largeur du bord
  3. la forme du bord (plat, arrondi ou tranchant)
  4. son bord intérieur
  5. sa cuvette et sa profondeur
  6. son grain (diamètre de l’étranglement de l’embouchure)
  7. son cône de queue (l’évasement ou la conicité interne de sa queue)
  8. sa queue et sa longueur

Moi j’ai choisit de jouer sur une embouchure Romera brass créée par François Thuillier.

Maintenant que vous sortez votre premier son,  il reste à apprendre les doigté correspondant à chaque note. Je parle ici des doigtés du tuba en ut à 4 pistons (ou palette).

Tuba-Chart-4

Pour ceux qui jouent ou qui souhaitent jouer en Sib ou en fa vous pouvez cliquer ici ou pour avoir les doigtés. Vous y trouverez aussi les doigtés pour les tuba à 5 pistons/ palettes.

Bien entendu pour débuter il faut s’aider d’un méthode, mon professeur me fait travailler sur la « Méthode  progressive pour basse, contrebasse, trombone » de Jullien Porret qui permet de progresser rapidement. Par contre elle n’est pas conseillé à un débutant (il faut déjà avoir joué un cuivre) car elle va très vite dans la progression.

Une fois tout les ingrédients réunis, reste le travail journalier à fournir car plus on travaille régulièrement et plus on progresse vite !

Alors a chacun son tuba et au travail !!! 😉