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Le détaché

14 mai 2010

Après avoir parlé de la respiration, voici un post sur le détaché. Bien évidement il est important de savoir détacher correctement les notes de façon précise et nette. Le plus dur étant, généralement de réussir dans les mouvements rapides. Je dis « généralement » car dans certains morceaux lents, les notes sont parfois accompagnées d’un point et d’un trait; tout le travail étant de trouver le bon équilibre entre les deux.

Qu’est-ce qui rend le détaché difficile? Essentiellement deux choses:

– Tout d’abord il faut entendre la note avant de la jouer, c’est pour cela qu’il est conseiller de jouer les morceaux lentement avant d’accélérer la pulsation: pour avoir les notes « dans les doigts » mais aussi dans l’oreille. Car si on tente de jouer rapidement un morceau sans entendre les notes, il y a de forte chance qu’on détache les notes mais qu’au finale on n’arrive pas à jouer celles qui sont écrites.

– Il ne faut pas oublier de souffler. Ça parait évident mais plus les notes détachées sont rapide et plus il faut d’air afin que la langue puisse s’appuyer sur celle-ci.

– Faire coïncider de manière parfaite les doigts et la langue, sinon si les doigts sont en retard sur la langue le détaché ne sera pas propre. (Pour la dextérité rien de telle que le travaille des gammes, la aussi on peu se référer à la méthode Arban).

Afin de mieux comprendre le principe voici un extrait de la méthode Arban (celle-la même que tout les trompétiste on chez eux, et qui reste une référence dans le monde des cuivres):

Manière d’attaquer le son

Il ne faut pas perdre de vue que l’expression: coup de langue n’est qu’un mot de convention; la langue, en effet, ne donne pas de coup; car, au lieu de frapper, elle opère, au contraire, un mouvement en arrière; elle remplit seulement l’office d’une soupape.

Il faut se rendre bien compte de cet effet, avant de poser l’embouchure sur les lèvre. La langue doit être placée contre les dents de la mâchoire supérieure, de manière à ce que la bouche soit hermétiquement fermée. Au moment où la langue de retire, la colonne d’air, qui fait pression sur elle, se précipite violemment dans l’embouchure et produit le son.

La prononciation de la syllabe tu sert à déterminer l’attaque du son. Cette syllabe peut être prononcée avec plus ou moins de douceur, suivant le degré de force que vous voulez donner à votre attaque. Lorsque sur une note il y a un point allongé


cela indique que le son doit être fort court; vous devez alors prononcer la syllabe tu avec beaucoup de sécheresse. Lorsque, au contraire il n’y a qu’un point


vous devez prononcer cette syllabe avec plus de douceur, de manière que les sons, quoique détachés, se lient bien entre eux. Quand sur une succession de notes, on met des pointe au-dessus desquels il y a un coulé


vous devez invariablement poser la première notre avec un tu très doux et lui substituer ensuite la syllabe du, par la raison que cette syllabe, tout en articulant chaque note, les lie parfaitement entre elles. (C’est ce que l’on nomme le coup de langue dans le son).

Il n’y a que ces trois manière d’attaquer, c’est-à-dire séparer les sons; plus tard, je ferai connaitre les autre articulations. Pour le moment, il n’y a lieu de connaître et d’étudier que le coup de langue simple, car de ce point de départ dépend entièrement le succès d’un bonne exécution.

Comme je l’ai dit plus haut, la manière d’attaquer le son laisse voir immédiatement si vous avez un bon ou mauvais style[…] »

Dans cette extrait Jean-Baptiste Arban n’aborde pas le double et le triple détaché (il le fait plus loin dans sa méthode).

Le double détaché consiste à prononcer le son « K » dans la gorge et à l’intercaler avec le son « Tu » de cette façon: TuKuTuKuTuKu…

Pour le triple le principe est le même: TuKuTuTuKuTuTuKu…

Bien entendu ces deux technique demande beaucoup de travail pour être correctement utilisé. Personnellement ne sachant pas faire le triple je me débrouille très bien avec le simple et le double.

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